Un Amour à New York, instant fugace de magie de Noël

Après un jour et demi sans internet, merci SFR. Me voici de retour pour ma chronique quotidienne de film de Noël. Pour être honnête, ce coup-ci, le lien assez est ténu. Mais, Noël est dans le film, et comme je fais comme je l’entends. Me voici donc de retour, pour un genre, pour lequel j’ai une faiblesse légendaire. La comédie romantique. Mon petit cœur, desséché à trop arpenter la rudesse du désert affectif qui m’entoure. Devient tout à coup transi à la moindre rom com me passant sous les yeux. Je tiens à préciser avoir tout de même un seuil de tolérance. Seuil qui ne me fera malgré tout, ne pas accepter l’inacceptable.

Malgré cette appétence intolérable, je vais tâcher d’être objectif. Aujourd’hui, je vais vous parler d’Un Amour à New York. Sorti en 2002, le film nous parle d’une rencontre faite un soir de Noël. John et Sara vont connaitre une attraction immédiate qui va se poursuivre tout au long d’une nuit qui leur sera inoubliable. Persuadée de l’existence du destin et au terme d’un jeu chacun des deux va écrire son nom et son numéro sur un billet et un livre. Puis le hasard d’un ascenseur capricieux les fera se séparer. Bien des années plus tard, chacun, sur le point de se marier, des signes vont émerger. Persuadés d’y voir un appel, l’un et l’autre vont entamer une quête qui finira peut-être par les réunir.

Alors il s’agit pour moi du pire film à critiquer. Le film fait partie de cette catégorie que j’appellerai le gouffre insondable de l’entre-deux. Ni bon ni mauvais. Cela se regarde sans déplaisir. Cela va nous faire sourire. Mais jamais cela ne nous transporte et une fois le générique achevé. On aura du mal à le différencier des milles autres vus auparavant. La musique d’Alan Silvestri est efficace et appuie bien les sentiments censés être véhiculés par l’image. Mais la mise en scène un brin impersonnelle nous tient à distance.

Tous les codes du genre vont y passer, mais de façon un peu trop fonctionnelle. Il n’y a jamais vraiment ce brin de folie, cette énergie communicative. La mise en scène est trop sage. Les acteurs sont assez attachants et leur alchimie passe bien à l’écran. Mais les seconds rôles sont un peu trop timorés. En choisissant l’ellipse temporelle, et de nous, les montrer directement aux portes du mariage. Face au destin frappant à leur porte. Le métrage se prive d’une possibilité. Celle de faire vivre ses seconds rôles et d’apporter un peu plus de consistances à ses personnages. Certains semblent vraiment fonctionnels.

Le film nous impose d’emblée de croire en cette histoire. De croire en ces protagonistes, et s’évite ainsi tout effort de densité narrative. En ne présentant à l’image, ce qui n’est qu’un synopsis de deux lignes. En ne restant qu’un filigrane de ce qu’il aurait pu être. Le métrage ne peut éviter une accumulation de clichés. Il n’empêche que la scène avec Eugene Levy est assez drôle, mais comme tout le reste du film, bien trop sage. Les plans d’inserts fait de plan zenithaux sur New York reste pertinents. Ils appuient bien ce combat impossible qui se joue, deux âmes se cherchant au milieu d’une masse grouillante. Deux êtres, qui, dans une vie bien trop normée veulent croire en l’impossible.

Un film pas inoubliable. Mais vraiment pas désagréable à regarder. Les fans du genre y trouveront malgré tout leur compte. Les autres n’auront pas la sensation de perdre leur temps, mais l’oublieront probablement dix minutes après. Je le conseille malgré tout. Car neige, patinoire, Noël et romance sirupeuse se marient si bien ensemble.


Date de sortie : 20 février 2002 (1h 27min)

Réalisé par : Peter Chelsom

Scénarisé par :  Marc Klein

Bande annonce :

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