Spider-Man: New Generation, il tisse sa toile bien au delà du MCU

Il est de ses films, venant à peine de sortir, mais qui pourtant vous donne l’impression d’arriver trop tard. Arriver bien trop tard pour les commenter. La toile c’est emparé du phénomène, le bouche-à-oreille marche à plein pot. Les vidéastes ont déjà publié leur vidéo, les journalistes pro sont déjà passés à autre chose. J’ai beau essayer de me couper de toute forme de communication sur un film avant de l’avoir moi-même vu. Il est bien compliqué de ne pas tomber au détour d’une recherche sur un dithyrambe lapidaire d’un internaute. Donc, autant l’annoncé dès mon introduction, oui j’ai également apprécié le film.

Voilà, ça c’est fait, vous pouvez dès à présent retourner à vos occupations. Mais pour ceux voulant en savoir un petit peu plus c’est donc ici que cela se passe. Mile Morales, habite à New York. Brooklyn pour être plus précis. Suite à la morsure d’une araignée, il va se retrouver avec les mêmes pouvoirs que Spider Man. Chemin faisant, il va se retrouver sur la route de son glorieux ainé alors qu’il tente de mettre fin à une expérimentation diabolique du Caïd. Tout ne va pas se passer comme prévu, et le jeune Miles devra s’allier avec 5 spiders venus de diverses dimensions. Parviendront-ils à sauver New York, et à rentrer chez eux ?

Le film réussit l’exploit d’être particulièrement méta tout en ayant sa propre cohérence diégétique. Rassurez-vous nul besoin de connaître votre spider sur le bout des doigts pour apprécier le spectacle. Mais, bien sûr, le plaisir n’en est qu’augmenté quand vous êtes en capacité de les saisir. Le métrage va souvent jouer avec le principe d’origin story, et sur comment présenter ses nouveaux protagonistes. Tour à tour il célébre ses ainés, les films de Sam Raimi en particulier, ou se moquant du principe même d’origin story. Le film sait rendre chacun de ses protagonistes attachants et parfaitement identifiable. Tout en ayant une narration fluide et des enjeux solides.

Au cœur de ses différentes occurrences d’un même mythe, des traumas identiques, pour une même évolution. La perte puis les responsabilités. Spider Man ou la perte de l’innocence de l’enfance face à l’entrée dans le monde adulte. Il n’est pas surprenant que le Peter Parker vieillissant d’un autre univers ne soit plus que l’ombre de lui même. Il c’est complètement oublié, perdu devant la peur d’avoir un enfant. Un adulescent qui à peur d’avancer. Mais, au contact de Miles, il finira par comprendre qu’avancer n’est pas s’oublier. Qu’il y a des vertus à passer le flambeau, à enseigner. Et qu’être adulte ne veut pas dire oublier qui l’on a était, et n’empêche pas une certaine forme d’insouciance.

En acceptant le possible sacrifice de lui même il rendosse le costume de tisseur. En acceptant de laisser ce rôle à Miles, il endosse celui de père. Le Parker vieillissant et Miles, sont vraiment des personnages passionnants. Mais je commence à trop m’étendre et je ne veux pas gâcher le plaisir à ceux ne l’ayant pas vu. Je vais quand même revenir sur la mise en scène, qui est vraiment brillante. Sachant marier modernisme et tradition. Modernisme, avec ce rendu 3D, ce dynamisme de chaque instant qui nous fait voler au milieu des buildings. La musique qui oscille entre rap et envolée orchestrale magnifiant la montée des enjeux.

Le classicisme sera présent dans les splits screen, l’utilisation d’onomatopée et de bulle apparaissant à l’écran pour décrire le for intérieur de Miles. L’accumulation de couleurs également, tout ceci rendant un vibrant hommage au matériau d’origine qu’est le comics. Et au contraire d’un certain univers étendu que je ne nommerai pas. Le film sait nous réserver quelques plages d’émotions de bon aloi. Il sait faire monter ses enjeux jusqu’au climax qui ne sera jamais subverti par des saillies humoristiques sans intérêt.

Une vraie réussite que je recommande. Un vrai plaisir à partager en famille. Un métrage qui saura toucher les coeurs et ravir le regard. Une vraie comédie fine ou l’humour est efficace grâce à la solidité des relations mise en place entre les divers protagonistes. Et pour ceux qui doutent, encore sachez que suite au générique de fin je n’avais qu’une envie. Savoir ce qui leur arrivait. Le sentiment d’un départ trop brutal et le désir de ne pas quitter ce monde qui nous a était dépeint.


Date de sortie : 12 décembre 2018 (1h 57min)

Réalisé par : Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman

Scénarisé par :  Phil Lord

Bande annonce :

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