Les chatouilles, émotion sous-cutanée

Quand un film embrasse des thématiques fortes, il y a toujours une question qui se pose. Celle du point de vue. En effet, bien souvent, on peut avoir tendance à abandonner toute forme de mise en scène. Pensant que le drame se jouant sous nos yeux ne devrait pas être « perverti » par une quelconque forme de tentative de cinéma. Il en ressort bien souvent une forme de déception, celle de voir un médium utilisé avec retenue et crainte. En espérant, que le propos prédominant la forme se suffira à lui même pour susciter l’émotion. Ce qui est une erreur, un film est une proposition qui ne devrait pas être neutre. Tout s’inscrit dans un contexte, vouloir adopter une forme de neutralité « respectueuse » aboutit à des films sans âme qui seront oubliés bien rapidement.

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Le Grand Bain, critique en eaux troubles

Après moult péripéties, je me suis enfin résolu à voir Le Grand Bain. Auréolé d’une critique dithyrambique lors du Festival de Cannes, ou il était présenté hors compétition. Il serait peu de dire que la première réalisation de Gilles Lellouche suscitait en moi un certain intérêt. Bien que n’étant pas économe d’effort pour éviter tout avis ou critique avant d’avoir pu moi-même visionnez un film. Il était quasi impossible, au détour de mes pérégrinations sur le net, de ne pas constater une unanimité élégiaque envers le métrage. Donc, c’est avec retard, mais non moins d’envie, que mes pas m’amenèrent enfin à mon cinéma préféré. Voyons, si une fois n’est pas coutume, et malgré mon besoin désespérer de me singulariser, si j’allais rejoindre la meute extatique.

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Death Wish, la loi c’est moi

Lorsque j’ai pris connaissance de la sortie prochaine du remake d’un Justicier dans la ville ou Death Wish dans la langue de Shakespeare, mon excitation se mesurait à l’aune de l’érection d’un eunuque. Bruce Willis, acteur exsangue, dans le rôle-titre. Chapeauté par Eli Roth, ancien réalisateur faussement excitant, que le temps à vite ramené sur terre, finit de m’achever. Peut être que le désespoir m’emmènera dans une salle obscure. Pour profiter de la dernière perle du nouveau héros du direct to dvd. Mais en attendant cela m’a donné une envie folle de revoir l’original.

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Déjà vu, à voir et à revoir

Tony Scott est sans nul doute l’un des réalisateurs les plus mésestimés et les plus absents de toutes discussions cinéphiles. Sans doute un peu dans l’ombre de son grand frère Ridley Scott, considéré à tort comme un faiseur de divertissement au style visuel marqué, mais manquant de fond. Il n’en reste pas moins un vrai artisan de talent qui a toujours su mettre à profit son inventivité visuelle au profit d’histoire solide et bien moins simple qu’il n’y parait. Plutôt que faire un rapide tour de sa filmographie longue de 17 films, je vais m’attarder sur l’un de ses derniers films très injustement tombés dans l’oubli.

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Qu’est ce que la cinéphilie

Vaste débat qui enflamme de manière plus ou moins régulière nos bien aimés réseaux sociaux. Bien souvent la haine et la vindicte oppose deux camps :

  • D’un côté les Jean Kevin prompts à vous remettre en cause, car le fait d’aimer un film populaire et d’en faire part au plus grand monde remet, de fait, en cause toute votre cinéphilie. Et il vous balancera au visage, tel un camouflet, deux trois titres facilement trouvable dans n’importe quel top des 100 des plus grands films de l’histoire vous expliquant avec force injures et bien peu d’arguments que ceci est le vrai cinéma. Ceci vaut également lorsque vous avez le malheur de ne pas apprécier un film qu’il faudrait communément encenser.

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Le cinéma est mort ! Vive Netflix ?

Oubliant toute forme de dignité, je me lance à mon tour dans ce vaste débat sans fin dont, finalement, seul le temps sera juge. Le cinéma en salle va-t-il connaître un déclin, Netflix est-il en train de l’assassiner, Mbappe doit-il être ballon d’or, les chasseurs sont-ils des cons, Melenchon ne serait-il pas le meilleur acteur de ce siècle ? Manquant singulièrement de courage je vais séance tenante recentrer le débat sur le cinéma. Pour ceux du fond ayant pu échapper jusqu’à présent à cette question métaphysique, commençons par un très bref récapitulatif. Festival de Cannes 2017, deux films créent la polémique. Okja de Bong Joon-ho et The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach. La chronologie des médias imposant en France qu’un film sorti en salle ne soit disponible en ligne que trois ans plus tard Netflix s’y refuse et veut en réserver la primeur à ses abonnées. Haro des professionnels qui pour diverses raisons ne conçoivent pas qu’un film ne puisse pas avoir de vie en salles.

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