Tokyo Godfathers, émotion en périphérie urbaine

Dans ma quête éperdue du meilleur film de Noël, oui jour après jour le projet qui n’en était pas un change de forme. Donc, comme je disais avant d’interrompre ma pensée naissante, ce qui n’était qu’un petit exercice de style devient une quête. La quête du meilleur film de Noël. En 25 films, oui ça va faire léger et un brin péremptoire d’annoncer le plus grand film de Noël avec un si petit panel. Mais comme je le dis bien souvent « ma maison, mes, règles » et de toute façon ici, « la loi c’est moi ». Alors une fois ceci mis à plat, je dois admettre que j’ai une petite inquiétude. D’avoir une bien trop forte prédominance de film américain dans ma liste. Donc parmi ceux qui liront ces quelques mots, si vous avez des propositions de film de Noël venant d’autres horizons. Sachez que je reste ouvert à toutes propositions. Par contre concernant le cinéma français, j’ai déjà ma petite liste. Si possible, proposez-moi des films hors France et USA.

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Fantômes en fête, hystérie de fin d’année

Alors, pour dire l’entière vérité, critiquer un film de Noël par jour jusqu’à la date fatidique du 25 décembre sommeillait dans mon inconscient. Mais j’avais peur que ma fainéantise, qui mériterait de rentrer dans la légende, ne coupe court à toute velléité. Mais à la suite de ma première critique de Le Miracle dans la 34e rue ma volonté est toujours là. Le désir de parcourir à nouveau les fantômes cinéphiliques des Noëls passés toujours plus que présent. Ainsi donc à 22 jours de la date butoir je m’attaque à un film qui me semble quelque peu oublié. Que se soit dans la filmographie de son réalisateur ou dans celle de sa tête d’affiche ce n’est clairement pas le premier à s’imposer à notre mémoire. Il faut dire dire que le duo Richard Donner et Bill Murray ont à leur actif, pléthore de petites pépites qui ont marqué et marque encore l’histoire cinématographique.

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Le Miracle sur la 34ème rue, HO HO HO !!!

Quoi de mieux que l’approche de Noël, pour visionner pour la première fois ce grand classique américain. Rentré à la National Film Registry depuis 2005. Le Miracle sur la 34ème rue est un de ces films rediffusés de manière régulière à l’approche des fêtes. Sur un scénario de Valentine Davies, qui se voulait être une réponse au mercantilisme galopant que symbolise de plus en plus Noël. Le film met en scène un vieil homme se prétendant le père Noël lui-même. Il est toujours drôle de voir à quel point un film a su instiguer une forme narrative et thématique qui sera par la suite usée jusqu’à percer le tissu de la réalité.

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Dirty Dancing, romantisme lascif et langoureux

À l’approche des fêtes de fin d’année, je me sens en verve. Le temps des aveux et arrivés. Oui, j’aime Dirty Dancing, et pas qu’un peu. J’irais même plus loin. Je suis, de façon totalement abusive, enclin à apprécier naturellement toute forme de rom com. Je crois que sommeille en moi une princesse qui ne connaîtra jamais l’indigence des ablutions et des problèmes gastriques. Une princesse qui aime à danser seule dans son jardin en parlant aux étourneaux qui bien évidemment lui répondent. Et tant que tout ceci ne m’amènera pas à fréquenter un établissement spécialisé, je profiterai goulument de tout ce dont la production annuelle cinématographique voudra bien m’abreuver. Alors bien que ma coupable inclination provoque en moi une mansuétude inhabituelle. Qui plus est pour ceux connaissant mes colères cinéphiles quotidiennes. Il faut bien admettre que le genre, essoré de façon incessante par des réalisateurs plus ou moins inspirés, accouche parfois du bon, mais bien plus souvent de l’anecdotique, voir de l’exécrable.

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Les Veuves, ambivalence des sentiments

Je pressens qu’il va être particulièrement long et douloureux de parler de ce film. Je ne l’ai pas détesté, la qualité de la mise en scène, un casting assez prestigieux, le nom ronflant de son metteur en scène dernièrement oscarisé, le place par essence au-delà du tout venant. Mais force est d’admettre qu’il n’a su susciter en moi qu’un intérêt poli. Et je crois, qu’il n’y a rien de pire, que de sortie d’une salle de cinéma et d’avoir pour seule réponse un léger haussement d’épaules couplé d’un mouai désabusé. Et pourtant, c’est le cœur léger et du désir plein les yeux que je me rendis à ma salle de ciné préférée. Après Hunger son premier film qui m’avait passionné, Shame dont je suis passé totalement à côté et qu’il me faudra rattraper un jour et 12 Years of Slave qui m’avait laissé circonspect. Je n’avais pas vraiment de certitude absolue quant au metteur en scène Steeve McQueen.

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Vincent, François, Paul… et les Autres, la fin d’un monde en français majeur

Cela faisait longtemps, très longtemps que je n’avais pas entrepris le cinéma de Claude Sautet . Alors j’en ai des souvenirs plus ou moins diffus, enfouis derrière la brume de ma mémoire imparfaite. Mais malgré cela, les quelques bribes de souvenirs auxquels mon esprit consent encore à accéder me renvoient a de vrais plaisirs de cinéphile, malgré le jeune âge ou je les aie découvert. L’acquisition toute récente de quelques films du réalisateur m’a motivé à me replonger à corps perdu dans les atermoiements d’un âge que je n’ai pas encore atteint et d’une époque que je n’ai jamais connue. Et, avant de débuter le visionnage de ce qui reste son plus grand succès public avec César et Rosalie et les Choses de la Vie, ma grande question était de savoir si j’allais entrer en résonance avec le propos et avoir une profonde implication émotionnelle. Car ses réalisations des années 70 ont pour certains le goût rance des choses à oublier. Il n’empêche, que c’est avec les plus belles intentions que le film fut lancé.

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Overlord, nazexploitation ?

Voilà un film qui était passé complètement sous mes radars. Je ne connaissais même pas son existence avant de voir par le plus grand des hasards sa bande-annonce. Et quelle bande-annonce, sur fond de débarquement de la Seconde Guerre mondiale, une troupe ayant pour mission la destruction d’une antenne dans un village français se verra confronter à des monstres issus d’expérimentation nazie. Il ne m’en fallait pas plus pour exciter le jouisseur régressif qui ne sommeille pas assez en moi. Quand bien même ladite bande-annonce n’était pas des plus engageantes. C’est donc le cœur empli d’espoir que je m’apprêtais à pénétrer la salle obscure et sachez que ceci n’est aucunement une métaphore à connotation sexuelle. Je m’attendais à des cris et des larmes, ce que je ne savais pas c’est que ce serait les miens.

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Les chatouilles, émotion sous-cutanée

Quand un film embrasse des thématiques fortes, il y a toujours une question qui se pose. Celle du point de vue. En effet, bien souvent, on peut avoir tendance à abandonner toute forme de mise en scène. Pensant que le drame se jouant sous nos yeux ne devrait pas être « perverti » par une quelconque forme de tentative de cinéma. Il en ressort bien souvent une forme de déception, celle de voir un médium utilisé avec retenue et crainte. En espérant, que le propos prédominant la forme se suffira à lui même pour susciter l’émotion. Ce qui est une erreur, un film est une proposition qui ne devrait pas être neutre. Tout s’inscrit dans un contexte, vouloir adopter une forme de neutralité « respectueuse » aboutit à des films sans âme qui seront oubliés bien rapidement.

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Le Grand Bain, critique en eaux troubles

Après moult péripéties, je me suis enfin résolu à voir Le Grand Bain. Auréolé d’une critique dithyrambique lors du Festival de Cannes, ou il était présenté hors compétition. Il serait peu de dire que la première réalisation de Gilles Lellouche suscitait en moi un certain intérêt. Bien que n’étant pas économe d’effort pour éviter tout avis ou critique avant d’avoir pu moi-même visionnez un film. Il était quasi impossible, au détour de mes pérégrinations sur le net, de ne pas constater une unanimité élégiaque envers le métrage. Donc, c’est avec retard, mais non moins d’envie, que mes pas m’amenèrent enfin à mon cinéma préféré. Voyons, si une fois n’est pas coutume, et malgré mon besoin désespérer de me singulariser, si j’allais rejoindre la meute extatique.

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Death Wish, la loi c’est moi

Lorsque j’ai pris connaissance de la sortie prochaine du remake d’un Justicier dans la ville ou Death Wish dans la langue de Shakespeare, mon excitation se mesurait à l’aune de l’érection d’un eunuque. Bruce Willis, acteur exsangue, dans le rôle-titre. Chapeauté par Eli Roth, ancien réalisateur faussement excitant, que le temps à vite ramené sur terre, finit de m’achever. Peut être que le désespoir m’emmènera dans une salle obscure. Pour profiter de la dernière perle du nouveau héros du direct to dvd. Mais en attendant cela m’a donné une envie folle de revoir l’original.

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