Joyeux Noël dans le Connecticut, vaudeville enneigés

En 1945, Barbara Stanwyck, revenait sur les écrans avec un film flirtant bon avec les codes du vaudeville. Dans Joyeux Noël dans le Connecticut elle y interprète Elizabeth Lane. Une journaliste écrivant des articles sur la cuisine mettant également en scène sa propre vie. L’unique problème c’est qu’elle ne correspond aucunement avec le personnage décrit dans ces articles. Suite à divers quiproquos, elle se retrouve à devoir préparer un festin de Noël pour le patron de son journal ainsi qu’un héros de guerre fraichement rapatrié. Faux semblants, vérité impossible à avouer, amour contrariés tous les ingrédients d’une bonne comédie sont réunis. Mais le film réussit il a bien assaisonné tous ses ingrédients.

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La Bûche, un film qui manque cruellement de sucre

En 1999 Danièle Thompson, scénariste déjà fort expérimentée, passe pour la première fois derrière la caméra. Sur un scénario coécrit avec son fils. La réalisatrice nous conte l’histoire d’une famille qui, à quatre jours de Noël, va voir leur certitude s’envoler en fumée. Avec plus 1,6 million d’entrées, 4 nominations au césar dont une récompense pour la prestation de Charlotte Gainsbourg le film fut un vrai succès critique et public. Il n’empêche, est ce que 19 ans plus tard, le film reste toujours aussi agréable à regarder.

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Père Noël Origines, conte horrifique en finnois mineur

Mes pérégrinations de fin d’année dans l’univers cinématographique de Noël me mènent au plus proches de ses origines. En effet, cette fois-ci c’est du côté de la Finlande que je vais traîner ma doudoune. Avec un film, qui était parvenu vers nos rivages en 2011. Arrivée qui c’était faite dans la plus grande discrétion. Bien que le film ce soit malgré tout taillé une bonne réputation. Après des films plutôt bon enfant où la morale est sauve. Après un film profondément marqué socialement, mais imprégné de douceur. Je m’attaque enfin à un film qui tâche, emmenant Noël du côté horrifique. Voici, de quoi cela nous parle, une excavation en cours à proximité de la Finlande et sur le point de mettre à jour la tombe du père Noël. Comme dirait Jack Slater « Monumentale erreur ».

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Bad Santa, le père noël est vraiment une ordure

Le père Noël est acariâtre, vulgaire, alcoolique et accessoirement un perceur de coffre fort très doué. Voilà un film qui va finir de vous convaincre sur la nécessité que le père Noël ne soit qu’une légende. Terry Zwigoff, en 2003, va nous livrer avec Bad Santa une version toute personnelle du mythe de fin d’année. En effet, avec son second film, oubliez l’esprit de Noël, la romance, l’esprit de famille. Ici, l’on ne va pas chanter We Wish You a Merry Christmas des étoiles pleins les yeux, autour du sapin.Nous allons plutôt coucher avec une mère en surpoids dans le rayon grande taille d’un centre commercial. Est-ce que l’irrévérence suffit pour faire d’un film, un bon film. C’est ce que l’on va essayer de voir.

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White Christmas, Noël ensommeillé

Ma fin d’année est un sacerdoce entrecoupé de HO, HO, HO !!! Sur fond de paysage enneigé. Ma quête éperdue du film de Noël ultime continue, envers et contre tout. Cette fois-ci je vais m’attarder sur un film qui me semblait plein de promesses. Une comédie musicale de Michael Curtiz, réalisateur dont j’apprécie énormément le travail, avec Bing Crosby en acteur vedette. Alors j’avoue que j’avais tout juste entendu parler du film. Les années 50 de la filmographie de Curtiz étant pour moi encore un territoire vierge. C’est le cœur plein d’espoir et les yeux brillants d’amour que je me lançais dans cette nouvelle découverte.

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Tokyo Godfathers, émotion en périphérie urbaine

Dans ma quête éperdue du meilleur film de Noël, oui jour après jour le projet qui n’en était pas un change de forme. Donc, comme je disais avant d’interrompre ma pensée naissante, ce qui n’était qu’un petit exercice de style devient une quête. La quête du meilleur film de Noël. En 25 films, oui ça va faire léger et un brin péremptoire d’annoncer le plus grand film de Noël avec un si petit panel. Mais comme je le dis bien souvent « ma maison, mes, règles » et de toute façon ici, « la loi c’est moi ». Alors une fois ceci mis à plat, je dois admettre que j’ai une petite inquiétude. D’avoir une bien trop forte prédominance de film américain dans ma liste. Donc parmi ceux qui liront ces quelques mots, si vous avez des propositions de film de Noël venant d’autres horizons. Sachez que je reste ouvert à toutes propositions. Par contre concernant le cinéma français, j’ai déjà ma petite liste. Si possible, proposez-moi des films hors France et USA.

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Fantômes en fête, hystérie de fin d’année

Alors, pour dire l’entière vérité, critiquer un film de Noël par jour jusqu’à la date fatidique du 25 décembre sommeillait dans mon inconscient. Mais j’avais peur que ma fainéantise, qui mériterait de rentrer dans la légende, ne coupe court à toute velléité. Mais à la suite de ma première critique de Le Miracle dans la 34e rue ma volonté est toujours là. Le désir de parcourir à nouveau les fantômes cinéphiliques des Noëls passés toujours plus que présent. Ainsi donc à 22 jours de la date butoir je m’attaque à un film qui me semble quelque peu oublié. Que se soit dans la filmographie de son réalisateur ou dans celle de sa tête d’affiche ce n’est clairement pas le premier à s’imposer à notre mémoire. Il faut dire dire que le duo Richard Donner et Bill Murray ont à leur actif, pléthore de petites pépites qui ont marqué et marque encore l’histoire cinématographique.

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Le Miracle sur la 34ème rue, HO HO HO !!!

Quoi de mieux que l’approche de Noël, pour visionner pour la première fois ce grand classique américain. Rentré à la National Film Registry depuis 2005. Le Miracle sur la 34ème rue est un de ces films rediffusés de manière régulière à l’approche des fêtes. Sur un scénario de Valentine Davies, qui se voulait être une réponse au mercantilisme galopant que symbolise de plus en plus Noël. Le film met en scène un vieil homme se prétendant le père Noël lui-même. Il est toujours drôle de voir à quel point un film a su instiguer une forme narrative et thématique qui sera par la suite usée jusqu’à percer le tissu de la réalité.

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Dirty Dancing, romantisme lascif et langoureux

À l’approche des fêtes de fin d’année, je me sens en verve. Le temps des aveux et arrivés. Oui, j’aime Dirty Dancing, et pas qu’un peu. J’irais même plus loin. Je suis, de façon totalement abusive, enclin à apprécier naturellement toute forme de rom com. Je crois que sommeille en moi une princesse qui ne connaîtra jamais l’indigence des ablutions et des problèmes gastriques. Une princesse qui aime à danser seule dans son jardin en parlant aux étourneaux qui bien évidemment lui répondent. Et tant que tout ceci ne m’amènera pas à fréquenter un établissement spécialisé, je profiterai goulument de tout ce dont la production annuelle cinématographique voudra bien m’abreuver. Alors bien que ma coupable inclination provoque en moi une mansuétude inhabituelle. Qui plus est pour ceux connaissant mes colères cinéphiles quotidiennes. Il faut bien admettre que le genre, essoré de façon incessante par des réalisateurs plus ou moins inspirés, accouche parfois du bon, mais bien plus souvent de l’anecdotique, voir de l’exécrable.

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Les Veuves, ambivalence des sentiments

Je pressens qu’il va être particulièrement long et douloureux de parler de ce film. Je ne l’ai pas détesté, la qualité de la mise en scène, un casting assez prestigieux, le nom ronflant de son metteur en scène dernièrement oscarisé, le place par essence au-delà du tout venant. Mais force est d’admettre qu’il n’a su susciter en moi qu’un intérêt poli. Et je crois, qu’il n’y a rien de pire, que de sortie d’une salle de cinéma et d’avoir pour seule réponse un léger haussement d’épaules couplé d’un mouai désabusé. Et pourtant, c’est le cœur léger et du désir plein les yeux que je me rendis à ma salle de ciné préférée. Après Hunger son premier film qui m’avait passionné, Shame dont je suis passé totalement à côté et qu’il me faudra rattraper un jour et 12 Years of Slave qui m’avait laissé circonspect. Je n’avais pas vraiment de certitude absolue quant au metteur en scène Steeve McQueen.

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