La Course au Jouet, une course dont l’arrivée ne m’a jamais paru aussi lointaine

La Course au Jouet, une course dont l’arrivée ne m’a jamais paru aussi lointaine

En 1996 notre Autrichien préféré s’essayait une nouvelle fois à la comédie. On sait, que le mariage comédie/Schwarzenegger, ne donne pas forcément que le meilleur. Et, je ne vais pas vous cacher que cette fois-ci on est pas loin des 9 sur mon échelle de Richter de la souffrance cinéphile. Arnie interprète Howard Langston, un chef d’entreprise très occupé qui néglige sa famille. Après avoir, pour la énième fois, raté un évènement important dans la vie de son fils. Il va se retrouver dans une quête éperdue, pour ne pas, une fois de plus, décevoir son fils. Récupérer, à la veille de Noël, un robot Turbo Man.

Le film démarre en nous présentant un épisode de la série Turbo Man. Les noms du générique défilent, entrecoupés par des images de la série. Nous laissant croire qu’il s’agit du film. C’est quand un enfant est jeté dans le vide par le méchant que le plan suivant nous montrera l’enfant Langston. Montage qui préfigure en fait la fin du métrage plutôt intelligemment. Ce sera surement le seul bon point que j’accorderai au film. Car à ce moment les acteurs entrent en jeu. Et, mon dieu, que Jack Loyd et Arnold sont incroyablement mauvais.

Déjà que les prémisses de l’histoire ne sentent pas le réchauffé, mais carrément le brûlé. Que la mise en scène semble incroyablement académique. Et, que la photo, et d’une pauvreté crasse. Si en plus on doit subir l’inconsistance de ce père et fils de cinéma, le procès pour cruauté mentale n’est pas loin. Tous les clichés de la famille aisée américaine y passent. La villa en banlieue, les décorations de Noël, le père surchargé de travail qui oublie toutes ses obligations de père et de mari…

Et encore une fois ce qui pourrait se révéler une critique cinglante d’un certain modèle social. Et, totalement gâcher, par le retournement final. Poussant la niaiserie vers des planètes, qui n’ont pas encore étaient trouvées. Un chef d’entreprise indigne, un facteur prétextant un trauma pour ses agissements, mais le répétant avec son fils, un voisin libidineux, des enfants obnubilés par la possession. Tout ceci est présent, mais enfoui sous trois quarts de comédie pas toujours drôle et un quart de futilité moralisante. Pas de sous-texte ironique, ce premier degré apparent est proprement démoralisant.

Reste la scène avec James Belushi en père Noël mafieux qui aurait pu être poussé plus loin. Quelques répliques de Sinbad qui font mouche. Une certaine énergie qui parviendrait presque à être communicative. Et le rapport direct entre la scène d’introduction et son final. Qui nous rappelle que le jouet n’est qu’un substitut auquel le parent ne doit pas s’abandonner. Et, le renne, qui s’il avait eu un accent autrichien aurait surement fait un bien meilleur père de famille que notre T800 préféré. Je ne conseillerai pas ce film. Et ceux ayant une éventuelle passion nostalgique pour l’œuvre. Une relation symbiotique entre l’enfant que vous étiez et l’homme que vous êtes devenu et cette chose. Je ne vous dirai qu’une seule chose « Je vous admire ».


Date de sortie : 11 décembre 1996 (1h 30min)

Réalisé par : Brian Levant

Scénarisé par :  Randy Kornfield

Bande annonce :

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Cet article a 2 commentaires

  1. J’ai toujours détesté ce film. La base est totalement débile, le film l’est tout autant. Le passage avec le renne entraîne déjà la consternation. Phil Hartman en voisin qui veut sauter sa voisine aussi. Mais alors le final c’est trop.

    1. Pas drôle, un peu long, gênant par moment, vive noël ^^.

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