Les Veuves, ambivalence des sentiments

Je pressens qu’il va être particulièrement long et douloureux de parler de ce film. Je ne l’ai pas détesté, la qualité de la mise en scène, un casting assez prestigieux, le nom ronflant de son metteur en scène dernièrement oscarisé, le place par essence au-delà du tout venant. Mais force est d’admettre qu’il n’a su susciter en moi qu’un intérêt poli. Et je crois, qu’il n’y a rien de pire, que de sortie d’une salle de cinéma et d’avoir pour seule réponse un léger haussement d’épaules couplé d’un mouai désabusé. Et pourtant, c’est le cœur léger et du désir plein les yeux que je me rendis à ma salle de ciné préférée. Après Hunger son premier film qui m’avait passionné, Shame dont je suis passé totalement à côté et qu’il me faudra rattraper un jour et 12 Years of Slave qui m’avait laissé circonspect. Je n’avais pas vraiment de certitude absolue quant au metteur en scène Steeve McQueen.

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Overlord, nazexploitation ?

Voilà un film qui était passé complètement sous mes radars. Je ne connaissais même pas son existence avant de voir par le plus grand des hasards sa bande-annonce. Et quelle bande-annonce, sur fond de débarquement de la Seconde Guerre mondiale, une troupe ayant pour mission la destruction d’une antenne dans un village français se verra confronter à des monstres issus d’expérimentation nazie. Il ne m’en fallait pas plus pour exciter le jouisseur régressif qui ne sommeille pas assez en moi. Quand bien même ladite bande-annonce n’était pas des plus engageantes. C’est donc le cœur empli d’espoir que je m’apprêtais à pénétrer la salle obscure et sachez que ceci n’est aucunement une métaphore à connotation sexuelle. Je m’attendais à des cris et des larmes, ce que je ne savais pas c’est que ce serait les miens.

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Les chatouilles, émotion sous-cutanée

Quand un film embrasse des thématiques fortes, il y a toujours une question qui se pose. Celle du point de vue. En effet, bien souvent, on peut avoir tendance à abandonner toute forme de mise en scène. Pensant que le drame se jouant sous nos yeux ne devrait pas être « perverti » par une quelconque forme de tentative de cinéma. Il en ressort bien souvent une forme de déception, celle de voir un médium utilisé avec retenue et crainte. En espérant, que le propos prédominant la forme se suffira à lui même pour susciter l’émotion. Ce qui est une erreur, un film est une proposition qui ne devrait pas être neutre. Tout s’inscrit dans un contexte, vouloir adopter une forme de neutralité « respectueuse » aboutit à des films sans âme qui seront oubliés bien rapidement.

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Le Grand Bain, critique en eaux troubles

Après moult péripéties, je me suis enfin résolu à voir Le Grand Bain. Auréolé d’une critique dithyrambique lors du Festival de Cannes, ou il était présenté hors compétition. Il serait peu de dire que la première réalisation de Gilles Lellouche suscitait en moi un certain intérêt. Bien que n’étant pas économe d’effort pour éviter tout avis ou critique avant d’avoir pu moi-même visionnez un film. Il était quasi impossible, au détour de mes pérégrinations sur le net, de ne pas constater une unanimité élégiaque envers le métrage. Donc, c’est avec retard, mais non moins d’envie, que mes pas m’amenèrent enfin à mon cinéma préféré. Voyons, si une fois n’est pas coutume, et malgré mon besoin désespérer de me singulariser, si j’allais rejoindre la meute extatique.

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