Le Gouffre aux chimères, la perte de l’innocence

Ma fainéantise et mon manque d’entrain me tenant loin de salles de cinéma, je vais à nouveau parler d’un petit film de patrimoine. On retourne au début des années 50, en 1951 pour être plus précis, ou après son sépulcral « Boulevard du Crépuscule », Billy Wilder va à nouveau sonder la déliquescence de l’âme humaine par le prisme d’un nouveau médium, celui du journalisme. Kirk Douglas y tient le rôle-titre, celui de Chuck Tatum, journaliste en disgrâce se retrouvant à Albuquerque par la grâce d’une voiture en panne. Par ses talents de persuasion, il se fera recruter par le journal local, attendant désespérément l’événement qui pourra le faire revenir à la une. Celui-ci se révélera sous la forme d’un homme, prisonnier d’une galerie sous une montagne. Y voyant l’opportunité ultime, Tatum décide par toutes les manipulations possibles d’avoir l’exclusivité de l’histoire.

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Les Nerfs à Vif, viens à moi petit boogeyman

Pour changer un peu de l’actualité nous allons revenir quelques années en arrière, en 1962 pour être plus précis. Nombre d’entre vous, j’imagine, connaîtront ou auront vu le remake du film dont je vais vous parler, mais ici nous allons nous attarder sur l’oeuvre originale. Adaptation d’un livre de John Dann MacDonald, le film voit se confronter Gregory Peck à Robert Mitchum. Mitchum est Max Cady, fraîchement sorti de prison et bien décidé à faire vivre l’enfer à celui qu’il juge responsable de son incarcération, l’avocat Sam Bowden interprété par Peck. J. Lee Thompson est loin d’être un grand réalisateur, une filmographie disparate ou le bon côtoie bien souvent le quelconque, voire le mauvais. Mais ici, on a affaire à une de ces rares éclaircies qui vous font basculer un nom dans l’intemporalité.

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Avengers : Endgame et ça continue…

Je vous avoue, que j’avais quelques doutes sur la probabilité que j’entame cet article. Face à la déferlante envahissant la toile, l’utilité de rajouter sa petite voix au brouhaha commun, paraissait bien peu de chose. Malgré tout, plutôt que marmonner mes récriminations dans mon coin, je me sentait le besoin de coucher ça sur le papier. Car, peu importe les reproches que l’ont peu lui faire, cette saga qui c’est prolongé sur 11 ans, voit se clore une première page de son histoire. Une histoire qui est parlante sur ce que devient l’industrie du divertissement, et j’insiste sur le terme industrie. Alors que le public encense, voir adule, tout ce qui semble formaté, il a, avec une récurrence déconcertante, le plus grand mal a apprécier toutes propositions divergente. Ready Player One, par exemple, fustigé pour ses trop nombreuses références, alors qu’il n’avait de cesse de questionner l’humain et son rapport à la pop culture, ainsi que sa place dans une société virtualisant de plus en plus l’individu, voit ce qu’il dénonçait porter aux nues. Un monstre s’abreuvant à sa propre source pour générer une nostalgie factice, une bête autophage qui cannibalise les besoins factices d’une horde souhaitant être divertie sans penser.

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Star Wars IX, les raisins de la colère

Voilà déjà bien longtemps que j’avais laissé ce blog sans vie. Seule la régularité peut avoir raison de mon manque d’entrain, et mon dernier cinéma, remontant à plus d’un mois je me suis laisser allez. L’envie était bien là, mais ma fainéantise a pris le pas. Voyant se profiler un possible abandon, un miracle est advenu. La lumière blanche au bout du tunnel, a pris la forme d’une franchise accusant 42 ans au compteur. Le teaser, trailer, bande-annonce, appelez ça comme vous voulez, de Star Wars, à su réveiller la bête en moi, qui hiberner. Je vais en quelques mots essayer de comprendre ce qui me révulse tant dans cette nouvelle trilogie, et tenter d’en extraire les qualités.

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Triple frontière, le désespoir d’un système

Attaquons-nous, une fois n’est pas coutume, à un film distribué par l’antéchrist de nos salles de cinéma. Netflix, qui sera dans notre beau pays, l’unique plateforme ou l’on pourra découvrir la dernière réalisation de J.C. Chandor. Triple Frontière, nous narre l’histoire d’un groupe d’anciens soldats, qui, sous l’égide d’un ancien confrère encore en activité, vont se retrouver à braquer un baron de la drogue sud-Américain. Après avoir jeté un bref coup d’œil à une bande-annonce du film, j’étais relativement curieux de l’entreprise. Un casting prestigieux et le dynamisme apparent semblaient laisser deviner un divertissement quatre étoiles. Comme dirait Jack Slater, « Monumentale erreur », car le film est bien plus que ça.

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Captain Marvel, tous les Krees les sos

Il m’est de plus en plus difficile de me poser devant mon clavier, pour parler de la dernière sortie du MCU. Car, bien souvent, analyser l’indigence qui m’est proposée, revient à me demander pour quelles raisons j’accepte à chaque fois de me l’infliger. Peut-être l’espoir permanent de me voir offrir un divertissement solide malgré les déceptions continue. L’inaltérable conviction que je peux encore retrouver les quelques plaisirs qu’ont pu m’apporter les débuts de la gestation de cet univers étendu. Un univers, depuis, vidé de toute substance, si tant est qu’il en eut, et de toute forme d’originalité. Un univers fait de calculs et d’absence d’aspérités cherchant à tout prix se conformer aux attentes d’un public. Répondre à une demande, tout en étant assez aseptisé pour être accepté par le plus grand monde. Et c’est à ce moment précis qu’intervient Captain Marvel, tout autant réponse au succès de Wonder Woman que nécessité de s’inscrire dans son époque.

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Green Book : Sur les routes du sud, on the road again

Je commence ce papier et une question me taraude. Green Book fait-il partit de ces films ayant profité de circonstances favorables et de la qualité de son lobby. Ou bien est-ce un de ses films qui vont vraiment rester en tête et laisser une trace durable. Les émotions qu’il a su susciter sont diverses. Si une grande partie du public semble en louer l’aspect feel good, une autre en a détesté avec virulence la complaisance qu’il peut dégager. Au-delà des qualités ou défauts réels que peut avoir un film, de plus en plus les questions sociétales prennent le pas. Tout se juge à l’aune d’une certaine morale, qui peut s’avérer fort changeante, et l’on en oublie qu’un film c’est aussi des images, du son, une mise en scène, des interprétations. Si le prisme sociétal, politique est un regard important à porter sur n’importe quelle œuvre, cela ne peut être l’unique baromètre définissant si un film est bon ou mauvais. Green Book est-il finalement un bon film à la morale douteuse.

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A Star is Born, romance artificielle sous le feu des néons

Suite à mon visionnage de la première réalisation de Bradley Cooper, je me vois dans l’obligation de jeter ces quelques mots à la face du monde. Ceux m’ayant déjà lu, savent que j’ai une grande tolérance au film romantique. Qu’ils se tournent vers le drame poignant ou vers la comédie à la joie communicative, c’est un genre dans lequel j’aime me plonger. Donc il est peu de dire que ma déception est immense face au résultat d’une entreprise, qui semblait, pourtant, partir sous les meilleurs auspices. Si tu es un amoureux transi du métrage, prêt à pourfendre quiconque oserait émettre un doute sur l’objet de ton affection, quitte immédiatement cette page. Il serait dommage de faire un ulcère pour si peu. Pour tous les autres c’est ici que les choses sérieuse commence.

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Alita, Alita, elle danse tous les soirs….

Projet en gestation depuis une vingtaine d’années, Alita : Battle Angel se dévoile enfin à nos yeux transis d’amour. Un amour, qui avait pris une sévère douche froide, quand j’ai appris que Robert Rodriguez se retrouvait à la tête du projet. Sa filmographie, oscillant entre le grotesque et le laborieusement niais depuis une quinzaine d’années, mes espoirs en avaient pris un coup. Je n’appréciais pas outre mesure ses qualités de metteur en scène, mais son début de carrière à défaut d’être engageant parvenait assez souvent à être réjouissant. Le cœur plein d’allant, mais le doute chevillé à l’âme je pénétrais dans la salle 3 de mon cinéma préféré.

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Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, Lacheau m’a pris à froid

Dans un état de faiblesse extrême, tant physique que spirituelle, je me suis laissé convaincre d’aller voir Nicky Larson. Les critiques, globalement plutôt positives, sans me mettre totalement en confiance, me laissaient suggérerez, l’éventualité d’un divertissement honorable, à défaut d’un grand film de comédie. Et comme dirait ce bon vieux Jack Slater, « Monumentale erreur ». Dans l’œuvre d’un homme, on doit y voir un peu transparaitre ce qu’il est vraiment. Je crois donc que l’on peut dire que Lacheau est un gros beauf qui n’a pas grandi depuis les années 80.

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